La cote d’ivoire connait un nouvel outil de communication dès 1994.
Dès cette année-là, les premières entreprises de téléphonie mobiles vont faire leurs entrées dans le secteur de la télécommunication. Ce fut un événement majeur dans la mesure où les seuls moyens de communications étaient jusque-là le téléphone fixe, la poste avec les lettres écrites et les télégrammes, les commissions inter personnelles (bouche à oreille). Ainsi la première compagnie à s’illustrer dans le domaine de la téléphonie mobile fut COMSTAR avec son offre CORA. Cette entreprise a connu plusieurs difficultés d’ordre structurel et promotionnel. Deux ans plus tard vint IVOIRIS puis LOTENY TELECOM (TELECEL) qui vont favoriser la libéralisation de ce secteur. Celui-ci sera marqué par une concurrence qui aura pour effet de populariser le téléphone mobile chez les ivoiriens. Cependant les tarifs de communication restent toujours élevés.
En 2001, la société ivoirienne de mobile (IVOIRIS) est rachetée par le groupe français ORANGE et deviendra le 18 mars 2002 ORANGE COTE D’IVOIRE.
En 2003 pendant que l’entreprise COMSTAR, précurseur de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire se retire, elle cède le marché à deux géants, ORANGE et TELECEL.
Leader du marché avec 1.500.000 clients, Orange s’affiche comme le premier opérateur mobile en Côte d’Ivoire. TELECEL sera racheté en 2005 par le groupe sud-africain MTN. Le marché devenu rentable, les années 2000 voient se succéder l’implantation de plusieurs maisons de téléphonie mobiles telles que MOOV du groupe ATLANTIQUE TELECOM (2005), KOZ (2007), GREEN (2007), CAFE MOBILE (2012) et d’autre part voit baisser le cout exorbitant du téléphone portable grâce à l’apparition sur le marché ivoirien d’un nouveau type de téléphone à bas prix communément appelé « chintock ».
Le téléphone mobile s’est désormais imposé dans les mœurs des ivoiriens. Objet de luxe autrefois, il est devenu indispensable dans les relations de communication entre les hommes.
Dewellet Hyacinthe